La gauche en chute libre

Seuls 15% des personnes interrogées ont une opinion favorable de l’action du président de la République (sondage YouGov/Huffington Post/ITélé des 5 au 9 juin 2014).
La cote de popularité de François Hollande s’établit à 13% – soit une chute de 5 points en deux mois – selon le baromètre TNS Sofres/Figaro magazine des 28 août au 1er septembre ; seul 1% des personnes interrogées déclarent faire «tout à fait confiance au président de la République pour résoudre les problèmes qui se posent à la France actuellement».
La cote de popularité du premier ministre Manuel Valls a baissé de 6 points en juillet pour atteindre 45% (sondage IFOP/Le Journal du dimanche des 18 et 19 juillet 2014). Elle a encore chuté de 9 points en août pour s’établir à 36% (baromètre IFOP des 22 et 23 août 2014). Elle s’établit à 31% – soit moins 6 points par rapport au précédent – selon le baromètre CSA des 2 et 3 septembre.
58% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance à Manuel Valls, contre 37% qui se déclarent d’avis contraire (sondage CSA/Les Echos/Radio classique des 5 et 6 août 2014).
37% des personnes interrogées se déclarent mécontentes de la composition du gouvernement et 51% se déclarent insatisfaites de la reconduction de M. Valls au gouvernement (sondage IFOP/Fiducial des 26 et 27 août 2014).
44% des personnes interrogées déclarent avoir une mauvaise opinion de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, contre 14% qui en ont une bonne (sondage BVA/Le Parisien/Les Echos du 23 juin 2014).
76% des personnes interrogées – dont 64% se déclarant comme sympathisants socialistes – estiment que le parti socialiste peut éclater en plusieurs formations et courants d’ici 2017 (sondage IFOP/Le Journal du dimanche des 29 et 30 août 2014).
60% des personnes interrogées désapprouvent la réforme des rythmes scolaires et 59% estiment que le chantier de la réforme de la notation n’est pas nécessaire (sondage CSA/RTL publié le 1er septembre 2014).

La confiance en berne

Seules 35% des personnes interrogées estiment que l’économie française redémarre (sondage CSA/Institut Montaigne/Les Echos/Radio classique des 10 au 12 juin 2014).
74% des personnes interrogées estiment que le chômage ne baissera pas d’ici la fin du quinquennat de François Hollande en 2017 (sondage Tilder/LCI/Opinion Way du 26 juin 2014).

La droite en panne

65% des personnes interrogées ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à l’élection présidentielle de 2017 (sondage BVA des 3 et 4 juillet 2014) ; 64% des personnes interrogées souhaitent qu’Alain Juppé accroisse ou conserve son influence sur la vie politique et 52% que celle de Nicolas Sarkozy diminue (sondage CSA des 26 au 28 août 2014).
Si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour avec 27% des voix (sondage IFOP/Marianne des 21 et 22 juillet 2014).
 
Michel Geoffroy

A colourful and fascinating history of our favourite spirit told through the life and times of our capital city.  Gin Glorious Gin is a vibrant cultural history of London seen through the prism of its most iconic drink. Leading the reader through the underbelly of the Georgian city via the Gin Craze, detouring through the Empire (with a G&T in hand), to the emergence of cocktail bars in the West End, the story is brought right up to date with the resurgence of class in a glass - the Ginnaissance.  As gin has crossed paths with Londoners of all classes and professions over the past three hundred years it has become shorthand for metropolitan glamour and alcoholic squalor in equal measure. In and out of both legality and popularity, gin is a drink that has seen it all.  Gin Glorious Gin is quirky, informative, full of famous faces - from Dickens to Churchill, Hogarth to Dr Johnson - and introduces many previously unknown Londoners, hidden from history, who have shaped the city and its signature drink.’

"On naît seul, on vit seul, on meurt seul. Seul, toujours seul. Et même quand on baise on est seul. Seul avec sa chair, seul avec sa vie, qui est comme un tunnel qu’il est impossible de partager. Et plus on est vieux, plus on est seul, face à quelques souvenirs d’une vie qui se détruit au fur et à mesure. Une vie, c’est comme un tunnel. Et à chacun son petit tunnel. Mais au bout du tunnel, il n’y a même pas de lumière. Il n’y a plus rien. Même la mémoire se décompose avant la fin. Les vieux le savent bien. Une petite vie, des petites économies, une petite retraite, et puis une petite tombe. Et tout ça, ça ne sert à rien. Strictement à rien. Même les enfants, ça ne sert à rien. Dès que leurs parents n’ont plus rien à leur donner, ils les foutent dans des hospices pour qu’ils crèvent seuls, et en silence. Même les enfants n’en ont rien à battre. L’amour filial, ça n’existe pas. C’est un mythe. Ta mère, tu l’aimes juste quand elle te donne du lait. Et ton père, quand il te prête du fric. Mais quand les seins de ta mère se sont desséchés, et qu’il n’y a plus de lait à en tirer, ou quand les poches de ton père se sont vidées de leur fric, alors il n’y a plus qu’à les mettre dans un placard lointain, en espérant qu’il meurent d’une maladie rapide et pas trop coûteuse. C’est comme ça, c’est la loi de la vie. Ce n’est que lorsqu’il y a un héritage à toucher que les enfants font semblant d’être gentils. Mais quand tout l’héritage, c’est un frigo ou une télé, ce n’est plus la peine de faire semblant. Ou alors vraiment le minimum, juste de quoi se donner bonne conscience. Un coup de fil par mois et quelques larmes au moment de leur enterrement, et on est quitte avec son devoir. L’amour, l’amitié, tout ça, c’est du pipeau. Ce sont des illusions, des illusions de jeunesse qu’on entretient pour cacher que tous les rapports humains ne sont que du petit commerce. Parler d’amitié et d’amour ça nous arrange, mais par calcul. La réalité, elle est beaucoup plus vénale. Ta mère, tu l’aimes parce qu’elle te nourrit et t’empêche de mourir. Ton ami, tu l’aimes parce qu’il te trouve un travail qui te donne à manger et t’empêche de mourir. Et ta grosse, tu l’aimes parce qu’elle te fait la cuisine, te vide les couilles et te fait des enfants qui devront te protéger quand tu seras trop vieux, et que tu auras peur de mourir. Mais il suffit d’avoir giflé une seul fois son môme pour qu’il se venge quand tu seras vieux. En fait, cette gifle, ça l’arrange énormément. Et lorsqu’il te foutra à l’hospice, elle lui servira de prétexte pour masquer le désintérêt naturel que n’importe qui éprouve à l’égard de ses géniteurs. Non… Moi, ce bébé qu’on veut me foutre sur le dos, je ne l’aime pas. Et je peux être sûr que ce sera réciproque. Non, baiser n’est pas un bon calcul. Ça coûte même très cher. Mais ça fait passer le temps. Et quand le désir de baiser est parti, on se rend compte qu’on n’a plus rien à faire dans ce monde. Et qu’il n’y a jamais rien eu d’autre dans cette putain de vie. Rien qu’un programme de reproduction inscrit au fond de nos tripes, et qu’on se croit obligé de respecter. Naître malgré soi, bouffer, agiter sa queue, faire naître, et mourir. La vie est un grand vide. Elle l’a toujours été, et elle le sera toujours. Un grand vide, qui pourrait parfaitement se dérouler sans moi. Mais moi, je n’ai plus envie de jouer ce jeu. Non, je ne veux plus. Je veux vivre quelque chose de personnel, d’intense. Je ne veux plus être le dernier boulon interchangeable d’une énorme machine. Le jour de ma mort, je ne veux pas avoir l’impression d’avoir vécu les mêmes conneries que tous les millions de crétins qui s’entassent sur cette planète. En somme, ce que j’ai vécu, le dernier des trous du cul l’a vécu lui aussi. Je ne sais pas… Il faut que je me trouve une raison, un prétexte, au hasard, n’importe quoi pour avoir envie de tenir encore vingt ans jusqu’à ma mort. "
Gaspar NoéSeul contre tous.

"Et toujours me ravira le mot de Clovis que Rémi, évêque de Reims, s’apprête doucement à convertir. Le rude barbare est docile et écoute la belle histoire que lui conte l’évêque. Décidément, il lui plaît ce Jésus si aimable, né du ciel et d’une vierge et faiseur de miracles. Le barbare s’attendrit. Rémi pousse plus avant son histoire et maintenant raconte d’une voix brisée l’arrestation et le martyre du dieu. On en est à la crucifixion. Les clous s’enfoncent dans les mains. Le roi est couvert d’épines. Alors Clovis n’y tient plus, se dresse en larmes et s’écrie comme un tonnerre : « Ah, évêque, que n’étais-je là avec mes Francs ! ». Foin de douceur, d’acceptation, de défaite et de martyre ! Un dieu, s’il est le mien, je le défends à grands coups d’épée et je mets ses bourreaux et ses ennemis en bouillie. « Que n’étais-je là avec mes Francs ! », voilà le mot sublime de l’Occident à la fois chrétien et barbare, bon et sauvage, soumis à son dieu mais terrible pour en défendre le trône."

Jean Cau

"Les soins donnés, ou pour mieux dire les tortures imposées à des malades incurables, voire agonisants, revêtent des traits de grotesque macabre au sein de cette société athée, qui a peur de la mort comme nulle autre, et dans laquelle le mourir lui-même vous est gâché par les techniciens. Ce sont là des antichambres de l’Enfer. Il est des parvis plus lumineux."

Ernst Jünger