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Au moins 57 000 Français sont morts sous les bombes entre 1940 et 1945. Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier, qui fera près de 74 000 blessés et détruira quelque 300 000 habitations.S’appuyant sur les archives françaises et britanniques, ainsi que sur des témoignages inédits, l’historien Andrew Knapp, spécialiste des stratégies aériennes durant la Seconde Guerre mondiale, lève ici un tabou : les Américains et les Anglais ont-ils tout fait pour éviter le sacrifice de tant de vies ? Fallait-il bombarder la France ? Toutes les frappes étaient-elles pertinentes ? Parfois imprudents, souvent solidaires, partagés entre le deuil, la colère et l’espoir, les Français touchés par les bombardements méritent le plus grand respect pour ce qu’ils ont enduré.

Le premier colloque autour de l’œuvre et des idées de Dominique Venner se tiendra le 17 mai 2014 à la Maison de la Chimie à Paris, à partir de 14h30 (28 rue Saint-Dominique 75017 Paris)

Le programme des interventions :

- “Dominique Venner, historien et essayiste de l’histoire” par Philippe Conrad
- “Dominique Venner, le coeur rebelle” par Pierre-Guillaume de Roux
- “Les leçons du samouraï” par Javier Portella
- “Dominique Venner vu d’Italie” par Casapound
- “L’esprit Corps Franc” par Bernard Lugan
- “Un exemple de tenue” par Alain de Benoist

Ce sera aussi l’occasion du lancement de la réédition du Cœur rebelle par les Éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Le nombre de places est limité, aussi nous vous recommandons vivement le recours à la billetterie en ligne

Notez également qu’une vente de livres de Dominique Venner, anciens ou récents, sera organisée sur place.

Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ? Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être ! Exister, c’est combattre ce qui me nie. Être rebelle, ce n’est pas collectionner des livres impies, rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Cévennes. C’est être à soi-même sa propre norme. S’en tenir à soi quoi qu’il en coûte. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préférer se mettre tout le monde à dos que se mettre à plat ventre. Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme, sans s’arrêter sur les apparences. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité d’un combat perdu.

Dominique Venner, le Cœur rebelle

« Frantz souriait intérieurement. Il songeait au mensonge social qui sous-tend les idées d’égalité et de justice, et qu’il suffisait simplement que le réel se manifeste pour en faire sauter tous les verrous. Où était la vérité, en cette circonstance et partout, et toujours, sinon dans les rapports de forces, les pulsions brutes de la vie ? Comment être dupe de ce qui, à ce point, crevait les yeux ? Frantz, pour son malheur, était le contraire d’un naïf, et n’avait jamais pu se leurrer. Mais tous ces gens autour de lui, était-il possible qu’ils ne se rendent, eux-aussi, à l’évidence ? Qu’ils éliminent de leur pensée, afin de ne pas le reconnaître et, partant, ne pas s’en troubler, cet axiome de dissension et de violence enfoui inexpugnable au plus profond des créatures ? Loin de chercher à en ignorer les preuves aveuglantes, Frantz était porté à y voir le dévoilement brusque de ce que l’homme possède en lui d’essentiel , d’irréductible, d’inévitable : la dictée d’un instinct nécessaire poussé à l’extrême de sa nature et de ses ressources. Le sursaut d’un dieu renié, un retour à l’origine. Surtout y devinait-il la plénitude de ce qui est, la plénitude du véridique, son autorité sans partage. Ce lieu où tricher, masquer, feindre n’a plus cours. Et où, quelque chose du destin, une résonance du mythique, un vertige passent, laissant comme un sillage, un reflet de mystère et de drames sacrés, et sans doute de grandeur, jusque par-delà la vie, jusqu’au risque de mort. L’absolu qui se tient lové, serpent étincelant parmi les marbres, sous l’apport fragile des civilisations, et qui proclame, oui, l’identité de l’être en tant qu’animal divin. »

Jacques Sommier, « Le meurtre », Editions Pierre Guillaume de Roux.

Frère du commandant Jacques-Yves Cousteau, Pierre-Antoine Cousteau (1906-1958) est un journaliste et écrivain dont Jean Galtier-Boissière dit qu’il fut le plus brillant de sa génération. Sa découverte de Marcel Proust grâce à Lucien Rebatet est un choc « existentiel » et c’est avec passion qu’il collecte les pépites de “À la recherche du temps perdu”, qui constituent un fabuleux recueil d’aphorismes classés par thèmes. Le voici donc, édité pour la première fois à l’occasion du centième anniversaire de la parution du chef d’ uvre de Proust dont il constitue une introduction idéale et un admirable florilège.