" Tout commence par une gigantesque nuit d’ivresse. Pierre, journaliste pour le magazine Santé pour tous, boit un coup avec un collègue après s’être rendu à une conférence de presse. De plus en plus ivres, ils défilent de bar en bar et leur groupe s’agrandit. Entre Fanfan, grand dépressif, Ollier, alcoolique désabusé, Bassefosse, critique d’art sur le carreau, et Pierre, lui-même enclin à la folie douce, la bande va vivre des aventures absurdes et délirantes. Ces pérégrinations, qui oscillent entre farce rabelaisienne et parodie du milieu mondain et littéraire parisien, offrent aussi une réflexion existentielle et lucide, aux antipodes du politiquement correct, sur notre société trop policée. À l’instar d’un Michel Audiard ou d’un Frédéric Dard, Olivier Maulin n’a pas son pareil pour parler de son temps en dézinguant à tout va, avec la plus grande humanité. Un véritable rugissement littéraire. "

"Je suis convaincu que l’Europe ne peut survivre qu’en s’appuyant sur ses nations constitutives avec leurs particularités parce que l’Espagne n’est pas le Portugal, l’Angleterre pas l’Allemagne si non plus l’Italie. Par conséquent il faut respecter l’Histoire, il faut respecter les peuples. Il faut qu’ils soient responsables vis-à-vis d’eux-mêmes. On n’a pas attendu le Parlement européen pour apprécier les sonates de Brahms, les symphonies de Beethoven ou les tableaux de Van Eyck. Tout cela fait partie bien sûr, d’un patrimoine commun auquel la France a apporté sa pierre dans un certain nombre de domaines en particulier la peinture, la littérature, la sculpture, la musique. Même si nous n’avons pas tous apporté le même poids car il y a par exemple l’Allemagne qui a apporté beaucoup plus que nous-mêmes dans le domaine de la musique, ou les Hollandais dans le domaine de la peinture. Cet ensemble a fait la culture et la civilisation européenne. Mais celle-ci ne peut survivre qu’en respectant la vitalité profonde et l’attachement charnel aux terres nationales. La Nation reste au XXIème siècle, la formule la plus efficace dans la défense des libertés, de la sécurité, de l’identité, de la prospérité, de la culture et de la langue des peuples. Ce n’est pas incompatible avec l’idée de Jean de Brem d’une civilisation commune et je me sens très à l’aise avec la culture européenne en étant un patriote et un nationaliste français."

Jean-Marie Le Pen

La publication de l’Association des Amis de Jean Mabire,  n° 43 daté du solstice d’été 2014 (avec un peu de retard) est paru.Association des Amis de Jean Mabire :15 rte de Breuilles.17330 Bernay Saint Martinwww.jean-mabire.com

La publication de l’Association des Amis de Jean Mabire,  n° 43 daté du solstice d’été 2014 (avec un peu de retard) est paru.
Association des Amis de Jean Mabire :
15 rte de Breuilles.
17330 Bernay Saint Martin

www.jean-mabire.com

Je fais la connaissance de Jean-Louis Foncine, à qui je dis d’emblée mon admiration pour le relais de la Chance au Roy. Nous parlons de cette nostalgie d’une chevalerie adolescente qui joue un si grand rôle dans ses livres. - Je lutte de toutes mes forces contre la termitière, me dit-il, et comme je crois qu’un groupe peut lui résister plus efficacement qu’un homme seul, je cherche à former des groupes, à faire naître des rêves dans l’âme des garçons. C’est pourquoi j’emploie souvent un langage fasciste. Le malheur du fascisme est d’avoir été dans les mains de primaires et de fous qui l’ont discrédité. “.

Gabriel Matzneff

"Les crapules pures réussissent. Fontenoy crapule impure. Il a la pureté. Sa femme a de la pureté. Cela suffit pour les perdre. Leur appartement a l’air d’un appartement de gens en fuite. J’aime bien Fontenoy. Il est sincère et illégal. Deux choses que la politique ne pardonne pas."

Jean Cocteau

Zentropa

Nous assistons depuis plusieurs mois à l’offensive d’une farouche et véhémente armée : celle des « réalistes » et de ses bataillons de « pragmatiques », d’analystes, de visionnaires à long terme qui comprennent et dissèquent la situation internationale et ses arcanes avec une redoutable et sourcilleuse acuité. Leur Dieu se nomme « Géopolitique » et à celui-ci ils sont prêts à tout sacrifier, à commencer par les aspirations des autres.

Au nom de cette nouvelle idole, par exemple, il refuse à l’Ukraine et à son peuple jusqu’à l’espoir d’être une nation souveraine et indépendante, libre de ses choix et de son destin. Les Ukrainiens seraient irrémédiablement condamnés à n’être que des pions soumis aux stratégies des uns ou des autres. Ils ne pourraient être que des pantins manipulés par l’Ouest ou par l’Est, n’ayant comme alternative que de choisir la vassalité à un impérialisme ou un autre au sein d’un néo bi-polarisme qui nous ramène au temps béni des choix simples et manichéens de la bonne vielle guerre froide. A ce titre, des jeunes gens animés par la flamme du nationalisme et l’espoir d’un état patriotique et social, prenant les armes pour libérer leur terre d’un gouvernement corrompu et asservi à l’étranger et voulant renouer avec l’indépendance et la gloire nationale se voient qualifiés de traîtres et de mercenaires à la solde d’intérêts américano-européistes et de projets tactiques de l’Otan (c’est à dire ces mêmes intérêts qui règnent en maîtres depuis des décennies dans les pays ou pérorent les fameux « réalistes » qui ne se sont pourtant pas faits tuer sur des barricades pour s’en débarrasser). Au mieux, ces jeunes gens idéalistes qui mettent leur peau au bout de leurs idées, qui ressemblent pourtant si étrangement aux héros des livres que dévorent, le soir dans leur lit douillet, les « réalistes » (et c’est d’ailleurs sans doute aussi un peu cette ressemblance qui énerve et aigrit…) seraient des « idiots utiles » qui finiront trahis et éliminés par leurs maîtres cachés. Au nom de ces prévisions inlassablement argumentées par les pythies du net et de Facebook, le rêve révolutionnaire, le combat de libération nationale leur seraient interdit. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et les discours ethno-identitaires s’arrêtent là où commence la sphère d’influence de la Russie. On en vient même à espérer que ces combattants nationalistes, aveugles à l’impérieuse nécessité et à la joie de vivre en larbins de leur puissant voisin, soient bien vite éradiqués par les armes glorieuses et pures, elles, de toutes arrières-pensées et de tous calculs, du néo-Tsar vénéré.

Etrange vision des choses et surtout des hommes pour des lecteurs et admirateurs d’Ernst Von Salomon (qui devrait, selon leur nouvelle grille de lecture, être rangé parmi les imbéciles et les salopards manipulés, ayant servi les intérêts de la bourgeoisie) et de Dominique Venner (« L’imprévu dans l’histoire » étant interdit aux Ukrainiens).

Parce qu’il y a de très grandes probabilités qu’en Ukraine les oligarques vendus à l’Occident décadent remportent la mise après s’être débarrassés des nouveaux corps-francs nationalistes, il faudrait préventivement et à priori leur demander de rendre les armes et de cesser leur lutte ? Parce qu’il y a 90% de chances que les bataillons nationalistes ne parviennent pas à marcher sur Kiev pour se débarrasser des profiteurs et imposer un gouvernement social et national renvoyant dos à dos les appétits impérialistes de l’Oncle Sam et de l’ours Russe, il faudrait leur reprocher de tenter le coup, d’espérer cette issue, de vouloir bousculer l’histoire, le destin ? Abominable fatalisme, écoeurante soumission aux puissants du jour, mentalité de comptables, de petits boutiquiers que cette optique qui se veut rationnelle, « anti-romantique » mais qui n’est que glaciale et sans âme, terriblement moderne, à l’exact opposé des valeurs aristocratiques, chevaleresques et prométhéennes dont par ailleurs on se gargarise quand il ne s’agit que de conférences et de conversations de fins de soirées. Car même s’il n’y avait qu’une chance sur cent que cette étincelle mette le feu à la prairie, que ces bataillons autonomes échappent au rôle auquel on veut les limiter et brisent les projets des puissances financières internationales qui tirent les ficelles d’un côté comme de l’autre, celle-ci mériterait d’être tentée, soutenue et encouragée.

Sommes-nous encore des révolutionnaires ou sommes-nous devenus de simples apprentis diplomates de sous-préfecture de l’Empire, de futurs notables de province aux ordres de l’une ou l’autre des deux grandes puissances qui aura réussi à imposer ses intérêts à l’Europe ?

Il y a en Ukraine, chose extraordinaire en soi, des hommes armés, organisés, équipés, volontaires et déterminés qui combattent sous nos emblèmes, avec nos chants, porteurs de notre idéal immense et rouge, et il ne faudrait ni les soutenir ni même simplement les respecter au nom de je ne sais quel grand plan géopolitique millénariste, sorte de gigantesque partie de Risk où il conviendrait de sucer sous la table le lanceur de dés de son choix, parce que la victoire de cette poignée hommes libres n’est pas « réaliste » ?

Mais à tout prendre, est-il beaucoup plus réaliste de croire à la « remigration », à la sortie de l’Union Européenne, à la mise au pas des banques, au localisme et aux autres projets qui nous habitent et pour lesquels nous tentons d’oeuvrer, nous, français et européens ? Les régionalistes ne font-ils pas le jeu des mondialistes face aux Etats-nations ? Les anti-islamistes radicaux ne sont-ils pas à la solde des intérêts sionistes ? Les pro-musulmans de font-ils pas le jeu de la submersion migratoire ? Les souverainistes ne sont-ils pas les fossoyeurs du rêve européen pour le plus grand bénéfice des USA (et de la Russie) ? Les écologistes ne ruinent-ils pas l’espoir de renouer avec la puissance ? Etc… Etc.

Et pourtant, malgré ces questions, ces interrogations, malgré ces instrumentalisations réelles ou fantasmées, certains (bien peu il est vrai) se lèvent tous les matins pour militer, pour mener le combat qu’ils croient juste et bon, ils y travaillent avec acharnement, obstination, y sacrifiant parfois carrière professionnelle, relations familiales et amicales, sécurité et confort. Il le font car leur cœur est pur et leur objectif clair, ils le font au nom de leurs valeurs et de principes qui ne varient pas en fonction des soubresauts de l’actualité, des rumeurs, des propagandes ou des plans plus ou moins imaginaires de la CIA, du FSB, de l’état-major de l’Otan ou des cabinets secrets d’un gouvernement ou d’un autre, dont ils ne savent au fond rien et sur lesquels ils n’ont pas de prise. Ils agissent au nom de leur conscience, de leur cœur, de leur foi et de leur espérance. Comme les combattants nationalistes ukrainiens.

Au nom du « réalisme », on ne fait plus rien, on se borne à calculer, à jauger et à attendre, pour finir par obéir à un nouveau maître.